Déjà jeudi. Demain, le campement de SISUR face au parlement sera démonté et chacun retournera chez lui; c'est le temps de faire un bilan de l'opération.
Sept-Îles sans uranium, La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! et le mouvement Sortons le Québec du nucléaire émettent un communiqué pour donner leur évaluation sur les activités de la semaine.
Bilan de la semaine d’audience de la commission parlementaire sur le projet de loi 79
Québec , le 19 août 2010 - La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine!, le mouvement Sortons le Québec du nucléaire et Sept-Îles sans Uranium font le bilan de cette troisième semaine de commission à Québec.
Bilan positif
Pour la première fois de l’histoire à l’échelle du Québec, la population a été sensibilisée aux impacts des mines d’uranium et à ses liens avec l’ensemble de la filière nucléaire.
Bilan négatif
Nous trouvons inacceptable, prématuré et irresponsable que le ministre délégué aux mines, M. Serge Simard, ferme la porte à un moratoire en début de semaine alors qu’il n’avait même pas encore entendu tous les intervenants à la commission parlementaire, notamment les médecins du Québec, les physiciens nucléaires, les citoyens affectés par ces projets et bien d’autres organismes sociaux, syndicaux et environnementaux présents au Parlement.
Nous demandons au ministre Simard et à son gouvernement de reconsidérer ce refus prématuré d’un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des mines d’uranium.
Comme les médecins du Québec l’ont révélé ce matin en commission parlementaire, ni le comité aviseur de la santé publique de la Côte-Nord, ni l’INSP du Québec ne possèdent l’ensemble des connaissances sur les risques et dangers associés aux mines d’uranium.
Alors, comment se fait-il que le gouvernement et certaines régions du Québec envisagent d’aller de l’avant avec ce genre de développement économique.
Bilan de la semaine d’exploration à l’Assemblée nationale
1. Nous avons rencontré des citoyens et citoyennes de différentes régions productrices d’uranium sur le globe : Serbie, France, Allemagne, États-Unis, Ontario et même de la Saskatchewan. Tous font le même constat : des gens sont malades, on remarque toutes sortes de maladies congénitales et même la pêche commerciale et l’eau potable sont affectées.
2. Nous avons réussi à porter le débat sur les mines d’uranium au niveau national.
3. Nous avons aussi clairement démontré qu’un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium est inévitable pour l’ensemble du territoire.
Le radon est un élément cancérigène et l’extraction de l’uranium en génère de très grandes quantités de même que les résidus miniers et de façon constante pour des milliers d’années.
Les résidus des mines d’uranium nécessitent une gestion permanente pour des milliers d’années.
Plusieurs questions restent sans réponses dans ce dossier et le principe de précaution doit s’appliquer.
L’information fournie aux différentes communautés visées par les compagnies minières d’uranium est aléatoire et parfois contradictoire. Donc, nous ne pouvons demander aux différentes régions de prendre position sur un même enjeu si les contextes informatifs et consultatifs ne sont pas les mêmes partout.
Le comité aviseur de la santé publique mis en place par le directeur Dr. Poirier, qui doit quantifier les risques et identifier les dangers associés aux mines d’uranium et à la gestion des déchets radioactifs, ne rendra son rapport que dans deux ans.
La Commission de sûreté nucléaire du Canada affirme que les techniques de confinement des résidus radioactifs utilisées en Saskatchewan ne peuvent se transposer au Québec car les quantités de résidus seront beaucoup plus grandes chez nous en raison des faibles teneurs. De plus, la CCSN affirme que ces résidus comportent des risques à long terme (document de travail DIS-10-01).
En conclusion, durant cette semaine de sensibilisation, nous avons pu constater que presque 100% des gens rencontrés sont préoccupés par la possible venue de mines d’uranium au Québec et par le manque d’information diffusée par notre gouvernement pro-industrie sur le sujet.
p.j. Information sur les isotopes médicaux produits sans uranium
Liste des organismes affiliés
Marc Fafard, porte-parole de SISUR
Ugo Lapointe, porte-parole de la Coalition Pour que le Québec ait meilleure Mine!
Dr Isabelle Gingras, porte-parole des médecins
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